Plusieurs types de correspondanceLa correspondance privéeElle se prête moins à l'emploi de modèle. Simple, naturelle, elle exprime souvent des sentiments : lettres de famille, d'amour ou d'amitié, etc. Elle ne demande pas de méthode précise, mais une certaine fantaisie et un effort d'imagination ne peuvent que l'agrémenter, la rendre plus attrayante. La correspondance privée est faite du récit de la vie quotidienne : voyages, activités, santé, vacances, projets, mésaventures. On ne la rédige bien que soi-même. Son rôle : échanger avec son correspondant des idées, des sentiments, des goûts, des préoccupations. Elle est empreinte de souplesse, de chaleur, de charme et de coeur. Elle s'exprime librement. La correspondance d'intérêts privésElle traite des difficultés que l'on rencontre couramment dans l'existence : lettres à un propriétaire, un employeur, un notaire, un avocat, un médecin, un entrepreneur, etc. Elle exige de la méthode et de la précision. En effet, certains termes juridiques demandent une réflexion afin d'être employés à bon escient. Le ton varie selon la personnalité du destinataire et les relations que l'on entretient avec lui. Dans tous les cas, un certain respect des règles de bienséance (ton courtois, tact, formule de politesse) est utile. Aucun effort d'imagination n'est nécessaire. Il suffit simplement d'écrire ce que l'on doit dire avec exactitude et précision, en l'exprimant dans la forme qui convient. La correspondance commercialeElle obéit à des règles bien précises, pour la présentation comme pour la rédaction. Elle demande ordre, précision, concision. La correspondance commerciale se prête le mieux à l'emploi de modèles, car la fantaisie n'a pas le pouvoir dans ce cas. Certes, la liberté est admise et n'est pas jugée défavorablement, mais il vaut mieux employer des phrases stéréotypées qui ont fait leurs preuves, elles évitent les ambigüités et les divergences d'interprétation. La correspondance officielleC'est celle que l'on échange avec les services publics, l'armée, etc. Elle doit être rédigée d'une façon brève, explicative, sans obséquiosité, mais parfaitement respectueuse des règles de politesse. A l'inverse de la plupart des lettres où l'on recommande d'éviter ou de ne pas abuser de l'emploi du "je", les lettres officielles commencent souvent par l'expression "J'ai l'honneur". L'écueil à éviter est d'exposer son cas en entrant dans des détails superflus. Il faut être clair, précis, concis. Un trop grand verbiage et un grand nombre de requêtes lassent à coup sûr le destinataire. Attention également aux tournures trop alambiquées qui pourraient être interprétées comme un désir de manipuler l'interlocuteur et qui, en fait, l'indisposeraient. La correspondance expressOn l'emploie quotidiennement dans la vie privée (télégrammes, textos ou SMS) comme dans la vie professionnelle (fax, télex, e-mail). Elle exige avant tout concision et clarté. Il faut parer au plus pressé, à l'essentiel. La correspondance express varie selon les personnes à qui l'on s'adresse. Si les formules de politesse traditionnelles ne sont pas indispensables, elles peuvent être employées sous une forme plus brève. |